Découvrez comment la taxe sur les bureaux à Bruxelles est passée de 9,58 €/m² en 2021 à 24 €/m² aujourd’hui, et la situation actuelle par commune.
Au cours des dernières années, la pression fiscale sur les immeubles de bureaux dans la Région de Bruxelles-Capitale a fortement augmenté et constitue désormais une préoccupation structurelle pour les entreprises, les investisseurs et les professionnels de l’immobilier. La taxe communale sur les bureaux a connu une hausse particulièrement marquée. Alors qu’elle s’élevait à 9,58 € par m² en 2021 dans la Ville de Bruxelles, elle atteint environ 24 € par m² en 2025–2026, soit une augmentation d’environ 150 % en cinq ans.
Le présent article analyse cette évolution, détaille les variations en pourcentage et présente un aperçu de la situation actuelle par commune bruxelloise.
1. Évolution de la taxe sur les bureaux (2021–2026)
Le tableau ci-dessous présente l’évolution de la taxe communale sur les bureaux dans la Ville de Bruxelles entre 2021 et 2026.
| Année | Taxe bureaux (€/m²) | Variation % par rapport à l’année précédente |
|---|---|---|
| 2021 | 9,58 | — |
| 2022 | env. 17,00 | +77 % par rapport à 2021 |
| 2024 | env. 17,85 | Légère hausse par rapport à 2022 |
| 2025–2026 | env. 24,00 | +34 % par rapport à 2024 |
| Total | +150 % depuis 2021 |
Ces montants concernent exclusivement la taxe communale sur les bureaux et s’ajoutent aux autres taxes immobilières existantes.
2. Composition de la pression fiscale sur les surfaces de bureaux
La fiscalité applicable aux bureaux à Bruxelles repose sur une superposition de plusieurs taxes, entraînant une charge financière significative pour les occupants et les propriétaires.
Les principales composantes sont les suivantes :
-
Taxe régionale sur les surfaces non résidentielles
Un prélèvement appliqué en sus du précompte immobilier classique, visant spécifiquement les biens non résidentiels. -
Taxe communale sur les bureaux
Fixée de manière autonome par chaque commune, avec de fortes disparités entre les territoires. -
Taxes locales complémentaires
Certaines communes imposent des charges additionnelles, telles que des taxes de stationnement ou autres prélèvements locaux, accentuant la pression fiscale globale.
Cette accumulation conduit, dans de nombreuses communes bruxelloises, à une pression fiscale dépassant 60 % du revenu cadastral indexé, avec des pics supérieurs à 80 %.
3. Taxation indicative des bureaux par commune bruxelloise (2026)
Bien que les données tarifaires ne soient pas publiées de manière uniforme par l’ensemble des communes, des analyses récentes permettent de dresser un aperçu indicatif de la pression fiscale actuelle.
| Commune | Pression fiscale indicative sur les bureaux |
|---|---|
| Ganshoren | Très élevée, parmi les plus fortes de la région |
| Etterbeek | Élevée, comparable à la Ville de Bruxelles |
| Ville de Bruxelles | Environ 24 €/m² (2025–2026), en forte hausse par rapport à 2021 |
| Ixelles | Fiscalité élevée, au-dessus de la moyenne régionale |
| Woluwe-Saint-Lambert | Taux relativement élevés dans le contexte régional |
| Saint-Josse-ten-Noode | Forte pression fiscale |
| Auderghem | Taxation relativement faible à modérée |
| Koekelberg | Très faible voire inexistante |
Dans certaines communes, la pression fiscale totale, toutes taxes confondues, peut dépasser 82 % du revenu cadastral indexé.
4. Conséquences pour les entreprises
L’augmentation continue de la fiscalité sur les bureaux influence directement les décisions d’implantation des entreprises. Un nombre croissant d’acteurs économiques renforcent leur présence dans la périphérie bruxelloise, où la charge fiscale sur les bureaux est nettement plus faible.
Les organisations patronales et les acteurs de l’immobilier alertent sur le risque que cette évolution fasse perdre à Bruxelles son attractivité en tant que pôle économique et administratif. À défaut de réformes structurelles, le cadre fiscal actuel pourrait freiner les investissements et le maintien des activités de bureaux au sein de la région.
